on m'a détecté une tumeur, j'ai besoin d'en parler pour conjurer mes peurs et peut être bénéficier de soutiens.
27 Septembre 2012
jeudi 27 septembre 2012
Aujourd’hui rien de particulier.
J’ai acheté des pyjamas et une robe de chambre…en prévision.
Je n’ai malheureusement pas très bien dormi…pour faire ma maline, je n’ai pris qu’1/2 comprimé du somnifère…et je n’ai pas du tout dormi, même d’un ½ sommeil !
J’ai écrit deux lettres cette nuit, l’une à ma tante, gynéco, pour lui demander son avis, et surtout pour renouer avec elle. Cette brouille qui dure depuis plusieurs années a assez duré, il me semble. D’autant que je ne la comprends absolument pas ! Nous nous sommes croisées 2 fois depuis, et chaque fois c’était à un enterrement… je ne voudrais pas que la 3ème fois ce soit au mien….
Et puis j’ai écrit à ma meilleure amie, Maryse. Elle me manque tellement en ce moment. J’aurai tellement envie de nos discutions jusqu’au milieu de la nuit, sur tous les sujets, même les plus incongrus ! une amitié de 30 ans ! c’est pas rien !
Je fais ma courageuse, je ris, (enfin ça, c’est pas que d’aujourd’hui) je parle de sérénité, je me persuade que tout va (presque) bien , et puis soudain je craque, sans préavis…
Je me dis aussi que peut-être je me suis affolée pour rien, que si ça se trouve, dans 15 jours je serai mortifiée d’avoir affolé tout le monde, de m’être complu dans la maladie, d’avoir vu le pire trop en face…. J’ai déjà honte.
Parce que si l’on excepte la fatigue, la perte d’appétit, et les trucs bizarres que je sens dans mon ventre mais qui ne sont pas (plus) douloureux, je me sens bien ! Presque sereine ! Alors quoi ? Je me suis fait peur pour rien ??? Ou plutôt les docs de l’hôpital m’on fait peur pour rien ? En fait cette attente, cette interminable attente entre aujourd’hui et mercredi prochain, où j’en saurai plus, grâce au scanner et à l’IRM, sont très anxiogène, mais cela déréalise aussi le vécu réel… comme si j’avais fait un cauchemar affreux, et que petit à petit, il s’effaçait de ma mémoire, tout en conservant les traces de l’angoisse ressentie. Est-ce que c’est normal ?