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on m'a détecté une tumeur, j'ai besoin d'en parler pour conjurer mes peurs et peut être bénéficier de soutiens.

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lundi 24 septembre 2012 Petit retour en arrière : Mercredi dernier le 19 donc,

lundi 24 septembre 2012

Petit retour en arrière :

Mercredi dernier le 19 donc, je me suis réveillée dans la nuit avec des douleurs abdominales abominables. En fait j’ai très mal dormi, j’avais des ballonnements, j’étais mal, et vers 3 ou 4 h du matin, je me tordais de douleurs. Je n’arrivais pas à comprendre de quoi il s’agissait, debout, assise ou allongée, aucune position de convenaient.
Je ne pouvais pas envisager d’aller travailler comme ça, j’ai donc annulé mes rendez-vous du matin et j’ai essayé de me recoucher. J’ai dormi de 8h à 10h. je devais être épuisée. Mais c’est une autre douleur qui m’a réveillée : au foie et dans l’épaule simultanément. Une douleur très intense foudroyante, comme un coup de poignard. (Bien que je n’ai jamais reçu de coup de poignard !) j’ai pris la résolution de demander un rendez-vous en urgence avec mon doc, mais c’est son remplaçant / associé que j’ai vu. Il ne m’a pas beaucoup écouté, pour lui une douleur « en écharpe » c’était la vésicule biliaire, et donc il m’a fait une lettre pour me rendre aux urgences pour faire une échographie de la vésicule dans une exploration de calculs. Je dis qu’il n’a pas écouté parce que moi j’avais des ballonnements inexpliqués depuis plusieurs semaines, dont je lui ai parlé, qu’il a évacué en décrétant que cela avait pu être des gastros. A l’auscultation il s’est centré sur le foie, sans chercher vraiment la cause des ballonnements outre mesure.
Bref, je suis allée aux urgences de C., j’ai poireauté 4h30, en ayant la nette impression de ne pas être prioritaire. J’ai fini par demander à mon zo mde me conduire ailleurs. C’est là qu’il a pensé à Nat., qui est aide-soignante à l’hôpital de S. Elle a dit à l’équipe que j’étais sa tante, et donc ils m’ont prise assez vite, je n’ai attendu qu’une heure.
On a fini par me faire l’échographie. enfin! au bout de 5h30....
L’échographe, a vu que ma vésicule allait bien. c'est déjà ça de prit! Mais, _il y a toujours un mais, après une bonne nouvelle, vous avez remarquez vous aussi?_ donc , il a détecté une masse au niveau pelvien très grosse déjà : 17,5x4,5x13,5. je le vois attirer l'attention du jeune interne, qui pourrait être mon fils, et l'interne prendre une drôle de tête....puis on est retourné dans la salle d'examen, enfin il a poussé mon brancard ...moi je faisait que rouler.
L’interne a demandé des analyses complémentaires par téléphone, et on a attendu les résultats. il m'a questionné sur des antécédents de cancer dans ma famille, j'ai donné une liste pas très réjouissante: maman, oncle paternel, grand-mère maternel, cousine... mais bizarrement, je ne me sentait pas inquiète, ça me semblait normal ce questionnaire.
Quand les résultats sont arrivés, on m’a dit qu’on me gardait à l’hôpital, parce qu’on voulait me faire des examens plus poussé. On m’a mise dans le service Oncologie… soit disant parce qu’il n’y avait pas d’autres places ailleurs….et moi naïve ou peut être toute à ma douleur, je n'ai pas tilté.

Je suis resté jeudi toute la journée. Mais le soir j’ai demandé à sortir. j'avais une formation qui débutait dès le lendemain, auquel je tenais, et puisque je n’aurai jamais le scanner et l’IRM avant lundi ou mardi, je ne voyais pas l'intérêt de rester à me morfondre à l'hopital… c’est la, que la doctoresse est venu m’expliquer pour cette masse. Sans aller plus avant dans les explications, d'ailleurs, rassurante, mais ferme sur l'engagement de faire l'IRM et le scanner en externe et de venir rencontrer le gynéco. j'ai dit OK.
ce que je voulais, c'était sortir, et pour pouvoir commencer ma formation de sophrologie. C’était sur 3 jours, vendredi, samedi et dimanche. J’y reviendrai, mais c’était fabuleux j’ai vraiment beaucoup aimé.
Vendredi soir, quand je suis rentrée, alors que j'étais enthousiaste, enrichie de cette nouvelle expérience, mon mari, lui, avait une mine sombre, inquiète. Et il a fini par me dire que Nat. c’était procuré les analyse qu’on m’avait faites, qui montrait un taux de CA125 très élevé (4x le taux normal) Ce marqueur est présent quand il y a cancer, la plupart du temps.
Sur le coup, j’ai encaissé la nouvelle, avec quand même un frisson dans le dos. L’onde de choc c’est propagé ensuite. c'est fou comme on va ensuite à l'essentiel... J’ai à peine fermé l’œil de la nuit. Je me disais que je n’avais pas envie de ça maintenant, que je n’étais pas prête. Mais j’avais encore espoir de guérir. J’ai rassuré mon mari, une bonne parti de la nuit en étant brave et rassurante, que je me battrai que j’y arriverai ! Néanmoins, comme je ne dormais pas, alors que lui avait fini par sombrer dans un sommeil réparateur, j’ai été voir sur internet ; cancer de l’ovaire…. Je n’aurais peut-être pas dû ! ça m’a fichu encore plus la trouille. Ya pas beaucoup de chance de s’en sortir avec celui-là !
Le lendemain, bravement, j’ai repris le train pour me rendre à Paris, continuer mon stage. J’ai un peu craqué en révélant la nouvelle au deux formatrices qui ont été d’un grand soutien.
Puis, le stage lui-même, les stagiaires, le contenu, les exercices de sophrologie, tout à contribué à me faire sentir vivante, là, présente, dans l’ici et maintenant.
Le soir, par contre j’ai craquée pour de vrai, j’ai pleurée, dit à mon homme que j’avais peur, terriblement peur. On a pleuré tous les deux, dans les bras l’un de l’autre. On s’est dit notre amour, plus fort que tout, qu’on passerait l’obstacle ensemble. J’ai une chance incroyable d’avoir épousé cet homme ! et comme je l’aime ! je ne suis pas sur de savoir le dire assez bien. Heureusement qu'il est là.
Du coup j’ai à peine dormi, encore une fois.
Mais le lendemain, je suis repartie regonflée à bloc, malgré tout, pour ma formation, forte de cet amour qui nous uni définitivement.

le soir je dors mal, tant parce que j’ai le temps de cogité sur, ce qu’il me reste de temps devant moi, et aussi parce que des douleurs abdominales se réveillent. On ne m’a presque rien donné pour faciliter le transit, qui semble bloqué,. mes vaillants boyaux tente de faire leur travail , mais tout s’accomplit avec lenteur et difficulté. et douleurs.
Est-ce que je serai encore là, l’année prochaine ?
Est-ce que j’aurai le temps de finir mon roman ?
Au fond de moi surnage l’espoir, que oui, j’y arriverai. Ma petite étoile de la chance, qui m’a toujours accompagnée sera encore là. Mais dans quel état ?
J’ai perdu 3 kilo depuis mercredi dernier. Je n’arrive plus à manger. Certains aliments me rebutent, le simple fait de devoir les digérer avec efforts et difficulté me fait renoncer à les désirer dans mon assiette; la satiété arrive très vite.
D’une certaine façon, je ne vais pas m’en plaindre ! Perdre du poids a toujours été le combat de toute ma vie. Ça ne me fera pas de mal ! Mais le régime oncologique, je m’en serai bien passé quand même !
Je suis épuisée et anxieuse.
Demain à 15h, je vois mon docteur, le doc traitant. Je lui poserai des questions, j’espère qu’il me répondra, qu’il m’écoutera.
Pour le moment je n’ai que la copie des analyse que l’on m’a faite à lui soumettre.je voudrai qu’il me donne quelque chose, si ça existe, pour que le transit soit facilité, et pour dormir tranquille la nuit, sans cet inconfort, ou ces douleurs au ventre.
J’ai un rendez-vous lundi prochain pour le scanner, et le mercredi suivant pour un IRM, avec ça, je saurai à quelle sauce je vais être mangée.
Si c’est effectivement une tumeur cancéreuse, j’imagine qu’il va falloir opérer.
Suivre une chimio… perdre mes cheveux….
Arrêter de travailler.
Me centrer sur moi et ma santé.
Bref réunir mes forces et me battre.

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