on m'a détecté une tumeur, j'ai besoin d'en parler pour conjurer mes peurs et peut être bénéficier de soutiens.
19 Octobre 2012
bon la biopsie, c'est fait!
je ne sais rien, j'espérais qu'on me dise quelques chose mais non, faudra attendre lundi ou mardi.
mardi j'ai rendez-vous avec le chirugien, j'irai avec mon zom, comme ça j'oublierai pas de poser des questions. mais j'ai déjà préparé une petite liste, au cas où...
hier je suis arrivée dans le service de chirurgie digestive, où personne ne m'attendait! j'ai été rajouté à la dernière minute on dirait
puis on m'a installée sur un lit, face au métro aérien du boulvard Sébastopole. un peu bruyant. on m'a fait me déshabiller entièrement pour me mettre en blouse qui ferme dans le dos... j'avais les fesses qui débordaient! ils avaient pas prévu non plus que mon ample postérieur ait besoin d'une robe à sa mesure! :)
on m'a fait prendre une douche à la bétadine, dans une douche qui sentait les égouts, beurk! je me sentais pas plus propre après! et j'avais un kit spécial usage unique, avec des serviettes en papier non tissé qui semblent ne rien essuyer du tout, une charlotte pliée que j'ai pris pour un elastique pour cheveux, des gants dans le même non tissé , un slip bleu nuit en non tissé et une deuxième blouse! ah!!! du coup j'ai enfilée la 2ème blouse à l'envers pour une décence limitée mais nécessaire à mon confort! ça cachait mon imposant fessier.
puis j'ai poireautée dans la chambre, à jeun. j'ai roupillée un peu, avant d'être réveillée en sursaut par un éminent professeur du service, entouré d'un aéropage d'étudiants en medecine, ils n'en finissaient pas d'entrer dans la chambre, et de s'étaler autour de mon lit. je me suis dit "whaou! je suis l'objet d'observation! cool!" mais bizarrement, c'est pas moi qu'on observait, c'est mon cas, aucun d'eux ne me regardait, tous avait le regard en biais, ou baissé ou dirigé vers le prof ! la personne que je suis s'est sentie bien seule! de plus l'éminent professeur ne connaissait rien à mon cas, il a fallu que l'interne lui résume, et qu'un autre donne les hypothéses de dignostics en mots codés... des sigles auxquels je n'ai rien compris. le prof m'a posé deux ou trois questions, puis ils sont tous repartis regarder à la télé mes scanner et IRM... ils ne sont pas revenus.
plus tôt, dans la matinée, un des interne était venu me voir, en étant persuadé que j'étais libanaise. il en était tellement sûr, que quand j'ai dit non, il a ouvert de grands yeux étonnés, j'ai dit " mon mari est kabyle" et lui, "oui mais Aoun, c'est Libanais" , j'ai pas voulu le contredire, des fois que ce soit lui qui me pique, pas question qu'il ait une dent libanaise contre moi! lol
vers 13h on m'a donné des médocs, je ne me souviens pas trop ce que c'est, mais il y avait un calmant, puis, avant que les médoc fassent effet, on m'a descendu dans les sous-sol de Lariboisière, près de la chaufferie il fait très chaud, mais après on a froid. la salle d'opération était équipée d'un scanner, on m'en a fait deux, sans et avec un produit injecté, puis on m'a badijonné le ventre de bétadine, on m'a tracé au feutre l'endroit où piquer, et le doc a enfoncé une aiguille d'anesthésiant local. cool!
mais il a pas attendu beaucoup avant d'enfoncer l'autre aiguille, en me disant que je sentirai rien! mais moi j'ai vraiment senti! et c'était pas du tout agréable! il m'a fait faire des aller retour dans la machine, pour voir si il avait bien visé et chlak! il a enfoncé l'aiguille avec ensuite un bruit sec. je suppose que ça doit être une aiguille à ressort qui prélève et qui ressort aussitôt. j'avais super mal, je me disait bon c'est fini, et non, il a fait un deuxième prélèvement, de nouveau le sclak sec, et une douleurr vive dans mon ventre, et lui me dit, c'est rien vous ne sentez rien! ah bon?
puis on m'a remonté dans ma chambre. et là les calmants ont lachement fait effet, je tenais pas les yeux ouverts. donc j'ai dormi, j'avais la voix pateuse, et mon cerveau était au ralenti.
quand mon zom est venu me chercher, je m'étais déjà rhabillée, au ralenti, et je m'endormais sur chaque siège où je m'asseyais. et aussi, j'avais faim. j'étais toujours à jeun...
on est aller à l'épicerie en face de Larib, acheter des gataux et du yop, et on est rentré, survivant vaillament aux embouteillages de 18h dans Paris...
je suis allée me coucher, mon zom m'a laissé dormir 1h30, pour ensuite me réveiller afin de manger un peu. j'ai pu boire du lait, tremper quelques biscuits et je suis retournée au lit.
j'ai fait le tour de l'horloge! réveil pas fraiche à 9h30 ce matin! vivement la sieste!
en attendant mardi, je vais roupiller! ça me fera pas de mal!